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Diablo III Diablo II Diablo | World of Warcraft HearthStone: HoW Warcraft III Film Warcraft | StarCraft II SC: Ghost
Titre

Récits Diablo II des joueurs


Status : En cours d'écriture
Histoire : Le Paladin de l'ouest
Auteur : Bert
Chapitres : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17

Chapitre 10

Surpris, nos adversaires ne bougèrent pas pendant quelques secondes. Toute leur attention était à présent focalisée sur Jobin. Il fallait en profiter.

Dégainant mon épée, je lançai un premier assaut sur l'adversaire le plus proche de moi, ma lame repoussa la sienne sans qu'il n'oppose aucune résistance et j'enchaînai sur un revers qui le décapita.

Un autre humain ! comprirent les démons !

Nos adversaires se tenaient à présent en position de combat.

La tête de ma première victime tomba, pas de sang, juste le vacarme de son heaume heurtant le sol, rebondissant, une fois, une deuxième fois, avant de devenir inerte.

D'une impulsion commune, les démons se jetèrent tous sur nous ! Assurant mes appuis, je me mis en garde. Jobin sortit son épée, et il poussa un cri de rage:

« Pour Tristram ! »

Laissant la défensive, je m'élançai sur mes ennemis mais ceux-ci ripostèrent avec force. Submergé par le nombre, je devais bientôt reculer, quand tout d'un coup un flash plongea toute la scène dans une lumière si intense que j'en fus aveuglé. Puis recouvrant la vu, j'aperçus, s'interposant entre les démons et moi, l'archange Gormondriel ! ses ailes de géant jetant des rayons d'argent sur les mort-vivants devenus impuissants.

« NUL NE PORTERA LA MAIN SUR MES ELUS ! »

Les démons se masquèrent les yeux, ils ne purent pas soutenir une telle luminosité et furent obligés de reculer – et ceux qui osèrent lever leur regard sur le divin, périrent, consumés de l'intérieure par des flammes blanches, avant d'être réduit en cendres.

« L'ange ! » s'exclama Rhana.

J'entendis ensuite la voix lointaine d'Hypérion m'appelait...

Bertogale !

Puis tout d'un coup, les ténèbres, le vide... je flottais dans l'air glacée de cette nuit de désert... Je revoyais Hypérion, la première fois que je l'avais rencontré: une cape rouge sur le dos, un sourire confiant devant ses deux prisonniers: un soldat du Khanduras et semblait-il, un barbare... Puis je fis une chute de deux mètres, m'écrasai contre une dune, avant de rouler le long de la pente.

Le sable s'incrusta dans mes habilles, je fus à bout de souffle mais bientôt, la roulade infernale cessa, et allongé sur le dos, je puis respirer. Je me relevai rapidement, me croyant encore au milieu du combat et fit une rapide tour sur moi-même. Pas de démons. A quelques mètres de là, Jobin, et la dénommée Aldéra, dernière survivante du groupe nomade qui nous avait escortés à travers l'Aranorch. Eux aussi étaient tombés du ciel mais le sable avait amorti la chute.

« Vous allez bien ? leur demandai-je.
– Que s'est-il passé ? demanda Aldéra complètement dépassée par les évènements. Qui êtes-vous ?
– Par mon père, nous sommes tous sains et sauves, s'exclama Jobin.
– Je vous reconnais: vous êtes les soldats de Westmarch !
– Pas tout à fait..., avouai-je. Nous sommes du Khanduras, en vérité.
– Je m'en fiche d'où vous venez, coupa la femme. Êtes-vous des envoyés du Zakarum ? Des serviteurs de la lumière ?
– C'est compliqué, soupirai-je.
– Est-ce que vous allez venger mon clan ? »

Un silence pesant s'instaura.

J'avais bien envie de lui lancer, 'je n'en sais rien, on verra bien ce qui se passe'. De toute façon, le plus important à présent était de gagner Luth-Golein et d'organiser les défenses de la ville. Nous connaissions le plan d'attaque des démons, même si bien-sûr, Hypérion allait changer de stratégie pour nous tromper. Il savait qu'il ne pouvait plus jouer sur l'effet de surprise – à condition bien-sûr que nous gagnons la ville à temps. Il fallait aussi retrouver Sylvain et Selrak, les deux seraient très certainement de puissants alliés dans le combat qui s'annonçait.

« Oui.
– Oui, quoi ? demandai-je à Jobin.
– Oui, nous allons venger les nomades, et nous vengerons les Rogues, et nous vengerons Cadin, Jobias et Mériadon. Ces démons ne fouleront plus le sol de Sanctuary impuni. Nous allons les terrasser jusqu'au dernier. J'en fais le serment.
– Je ne demande que la tête de celui qui a voulu nous convaincre de trahir notre race, » coupa la femme.

'Celui qui...' Toute cette rancœur et toute cette haine, se pouvait-il vraiment qu'elles soient tournées contre Hypérion ? Non, ce n'était pas Hypérion... Juste un avatar démoniaque. Je me demandai ensuite où était passé Gormondriel. Il nous avait sauvés d'une mauvaise impasse en nous téléportant ici. Mais pourquoi ne pas avoir tout simplement terrassé les mort-vivants ? Se pouvait-il qu'il soit déjà affaibli à ce point ? Voilà qui était bien inquiétant...

« Gormondriel ? » lançais-je à travers la nuit.

Un liquide bleuté et transparent sortit de mes bras et commença à léviter, avant de former une boule blanche qui se déplaçait lentement et qui laissait une mince trainée d'énergie dans son sillage. La sphère essayait de s'élever mais « trébuchait », attirée vers le sol. Puis elle se ressaisissait et volait courageusement. Des fragments de lumière s'en échappaient avant de disparaître et de s'éteindre dans la nuit.

« Je ne savais pas... murmurai-je. Je ne savais pas que vous étiez aussi affaibli. J'ai abusé de vos pouvoirs... pardon. »

La sphère continua de s'éloigner autant qu'elle le pouvait, puis elle se stabilisa, s'étira pour former une ellipse qui donnait sur... une forêt. En plein milieu du désert ? Cela devait être un portail. Mais où l'ange voulait-il donc m'emmener ? Je n'avais pas de temps pour réfléchir. Qui sait quelle énergie devait-il consommer pour maintenir cette porte ouverte ? Après tout, pensai-je pour la première fois, je pouvais bien lui faire confiance.

L'air était frais et humide. Des gouttelettes glissaient le long des feuilles et s'écrasaient sur le sol sombre du bois. A quelques pas de là, se trouvait une clairière, la lumière qui en provenait contrastait avec l'obscurité de la forêt. Il y avait là-bas un champ de fleurs bleues... non, violettes ! C'était, je le distinguai à présent, des pétunias !

« Venez, ordonnai-je à mes deux compagnons, je pense que nous devons aller par-là ! »

Mais il n'y avait derrière moi rien que la forêt s'étendant infiniment, un milliers d'arbres qui sombraient progressivement dans un océan de ténèbres. Plus de portails, et aucun signe de Jobin ni d'Aldéra. 'Bon, j'imagine que Gormondriel sait ce qu'il fait'.

Lorsque j'entrai dans la clairière, j'aperçus au milieu des fleurs et des rayons obliques du soleil, une figure humaine en tailleur, cachée sous un ample manteau noire. Vint alors du côté opposé par lequel j'étais rentré un homme habillé d'un manteau similaire à celui du premier personnage, mais dont la couleur était rouge sombre.

« Pourquoi m’avoir fait venir ici ? lança le nouvel arrivant.
– Cette chasse a assez duré, répondit l'interpellé. Je suis las de courir. Je ne veux plus courir.
– Alors… tu te rends ?
– Non, Arcannal... Je t’ai fais venir ici pour te demander d’abandonner ta mission.
– C’est impossible. Je suis l’exécuteur du Tribunal des Cieux. Je dois te ramener à l’Arche de Cristal, car tu as défié les lois de la Création. ‘Toucher la Pierre-Monde–
– C'est toucher la Création.' Je sais. »

Gormondriel se leva pour faire face à son interlocuteur et il lui tendit un énorme rubis qui gisait sur la paume ouverte de sa main.

« C'est à cause de cette pierre que tu t'es retourné contre ton lieutenant.
– Tyrael a transgressé nos lois ancestrales...
– Lorsqu'Hadriel est descendu en enfer à la recherche d'Izual, continua Gormondriel sans prendre en compte ce qu'Arcannal venait de dire, tu l'as abandonné parce que tu estimais que ton devoir était d'empêcher Tyrael et Patrius d'atteindre la Pierre-Monde.
– Tu m’as piégé pour les sauver.
– Oui, fit l'ange d'une voix plus faible. Après toutes ces années, nous nous sommes retournés les uns contre les autres.
– Nous avons nos devoirs.
– Oui, nous avons nos devoirs. Je dois utiliser la dernière pierre pour enfermer l'âme de Diablo, tandis que toi, tu dois m'empêcher d'à nouveau défier les lois de la Création. Il n’y a pas de compromis possible. Nous allons donc nous battre. »

Il y eut un long silence.

Les deux hommes se tenaient face à face. Aucun ne bougeait. Les seuls mouvements perceptibles étaient le balancement mélancolique des pétunias charriés par la brise. Le soleil s'enfonçait dans la canopée des arbres, et l'ombre de la forêt s'étalait sur la petite clairière. L'archange de la sagesse rangea la pierre d'âme dans son manteau et s'avança, tandis que l'exécuteur ne bougea pas, son regard immobile toujours porté vers l'emplacement où son frère se tenait il y a quelques secondes.

_______________


« Bertogale, fit Jobin. Réveillez-vous. Nous devons déguerpir, les démons sont à nos trousses. »

Je sortis complètement étourdi de ma transe. Mes deux compagnons n'avaient-ils rien vu de ce qui s'était passé ?

« Dépêchez-vous ! »

Jobin, suivi par Aldéra, se dirigeait vers la mer, sans doute dans l'espoir de retrouver Sylvain et Selrak. Je les suivis, préoccupé par le songe que m'avait insufflé l'ange. Au loin, des cris perçaient la nuit, des messagers étaient dépêchés pour avertir les démons qu'il allait falloir changer de tactique, tandis que d'autres partaient à la poursuite des fugitifs. Affaibli, Gormondriel n'avait pas pu nous téléporter très loin du camp d'Hypérion. Mais le désert était grand, nos pas étaient amortis par le sable et le clair de Lune éclairait difficilement nos traces – de plus, les démons ne savaient pas par où commencer leur recherche.

Nous courûmes toute la nuit, puis marchâmes jusqu'à l'épuisement. Le soleil se levait et la mer scintillait. Nous pouvions à présent apercevoir la cité de Luth-Golein.

Un sifflement perça le silence, suivi d'un petit cri de douleur. Aldéra tomba au sol, une flèche enfoncé dans une de ses jambes.

« Par l'enfer, s'écria Jobin, ils nous ont rattrapés ! »

Un liquide vermeil s'échappa de la robe de la nomade pour se mêler au sable encore froid du désert. Je n'avais pas la force pour me battre et je n'osai pas invoquer les puissances de l'archange. Jobin n'était guère dans un meilleur état.

Trois cavaliers firent éruption de la prochaine dune, montés sur des chevaux ténébreux, leur corps à moitié en décomposition et laissant apparaître sous leur chair putride les os de leur squelette. Leurs cavaliers n'étaient pas moins terrifiants: des mort-vivants, drapés de capes déchirées, vêtu d'armures sombres et opaques, l'un d'eux un archer monté, qui décochait une second flèche pour achever sa cible, les deux autres respectivement armés d'un cimeterre et d'un fléau.

Jobin s'interposa devant l'archer, en criant lâche ! La flèche partit, je me jetai sur le prince, il tomba à terre et la flèche fila sur sa première victime qui poussa un nouveau gémissement. Elle était touchée au dos, au bord de la mort, sa robe prenait doucement un teint pourpre, des larmes coulaient abondamment sur son visage. L'archer monté tira une nouvelle flèche de son carquois, prêt à porter le coup fatal. Comment l'atteindre ? Il était hors de porté ! Ses deux compagnons s'approchèrent alors de nous, nous devions songer à nous défendre nous-mêmes.

« Imbécile ! s'énerva Jobin. Par votre faute, elle va périr! »

Il me donna une baffe. Ses joues étaient rouges, son visage tordu par la douleur et l'exaspération. Moi-même, je sentais mon sang bouillir, l'énervement et la fatigue avaient atteint leurs paradigmes.

« Si vous ne vous levez pas, crachai-je à son visage, c'est nous qui serons morts ! »

Je m'exécutai difficilement et dégainai mon épée qui sembla peser une tonne; mais Jobin, complètement à bout, se mit sur le dos, prêt à accueillir la mort.

Le premier cavalier vint vers moi levant haut son cimeterre, galopant à toute vitesse– son attaque fut fulgurante - paré ! - mais elle emporta mon arme qui se planta derrière moi. Le deuxième cavalier suivit, son fléau à la main, et je n'eus plus aucun moyen de me défendre. Une flèche fendit l'air, et perfora le crâne d'Aldéra.

« Non ! » s'enflamma le prince.

Il poussa un hurlement de rage, parvint à se dresser sur ses genoux et dégaina son épée. Le cavalier au fléau ne fut à présent plus qu'à quelques mètres de moi.

« Baisse-toi ! » m'ordonna Jobin.

Je me baissai, et me roulai sur le côté. Pour porter son coup, l'infernal devait passer entre Jobin et moi, il lança son attaque mais je l'esquivai, et ce temps durant, Jobin, d'un coup d'épée, brisa les pattes de la bête, la chair en putréfaction vola, le sang gicla, les os craquèrent, le cheval tomba au sol, écrasant le cavalier sous son énorme cadavre.

Le prince respira profondément... Je profitai de cet instant de répit pour récupérer mon arme, le cavalier au sabre avait fait demi-tour, lançant une nouvelle charge, et l'archer lâcha la corde tendue de son arc.

« Jobin ! »

Il se retourna pour voir le projectile volait à toute vitesse vers lui, il était trop tard pour esquiver. Mais par chance, la flèche frôla son visage, emportant une oreille, mais pas la vie du prince. Il se tordit de douleur et agrippa son visage, tentant de contenir l'hémorragie.

D'autres bruits de galop se faisaient à présent entendre – se pouvait-il que nos adversaires reçoivent des renforts ? A travers les dunes se proliférèrent une vingtaine de cavaliers, avançant en formation de flèche et laissant dans leur sillage un nuage grandissant de poussière. A chaque extrémité, un archer monté décocha une flèche, la première se planta dans le sable, à un mètre du mort-vivant armé d'un arc, la seconde flèche transperça le crâne du cavalier à l'épée. Il lâcha alors son arme et je pus lui assener le coup fatal, en lui brisant les côtes qu'il m'exposa. Il tomba de sa monture. Voyant que la chance avait tourné, l'archer monté des démons entreprit de s'enfuir mais un des cavaliers quitta la formation pour partir à sa poursuite, frappant son cheval de ses bottes et gagnant très rapidement en vitesse.

La poursuite fut courte, et ce malgré la longueur d'avance qu'avait le démon, car le cheval vivant était de très loin supérieur en vitesse à son équivalent zombi. Lorsque le cavalier eut atteint le fugitif, il le décapita d'un coup de sabre, et laissa la bête démoniaque galoper à travers le désert. Les autres cavaliers poussèrent des cris de clameurs et le héros revint en trottant vers ses camarades qui l'accueillirent en triomphe.

Jobin se précipita vers le corps d'Aldéra. Trois flèches étaient plantées dans son corps, à la jambe, au dos et dans le crâne. Il fit un geste désespéré et sentit son poux à son poignet, mais la femme était bien morte. Il lui arracha alors les projectiles un à un, provoquant ainsi une coulée de sang encore plus importante, et retourna le corps pour voir le visage d'Aldéra. Dessus, une expression inerte, des yeux grands ouverts et du sang. Il posa alors l'index et le majeur sur son visage et ferma ses yeux.

Les cavaliers s'approchèrent alors de nous, l'un deux acheva le guerrier au fléau d'un coup de lance bien placé. Puis, celui qui ressemblait au chef de la compagnie descendit de sa monture et s'approcha de nous, jetant un regard navré vers la jeune femme morte. Il portait une cotte de maille, un casque décoré d'un ruban jauni, des bottes de cuir et une longue cape rouge qui signifiait son importance dans la troupe. Son regard était dur, une barbe noire parfaitement bien taillée, un visage portant quelques rides, presque imperceptibles mais indiquant une certaine expérience.

« Je suis navré, lança-t-il d'une voix plus compatissante que ce à quoi je m'attendais. Vous avez toutes mes condoléances.
– Et vous, répondis-je, notre reconnaissance. »

Je lui tendis respectueusement la main et me présentai:

« Je suis Bertogale, le corbeau–
– Et votre compagnon est Jobin, seigneur de la Marche Blanche, continua le soldat. J'ai rencontré vos compagnons Selrak et Sylvain au milieu du désert, expliqua-t-il, et c'est pour cela que nous sommes partis à votre recherche. Cela dit, ils ne nous ont pas parlé d'une femme.
– J'ai beaucoup de choses à vous raconter, fis-je, mais il serait bon que mes deux autres compagnons soient aussi présents.
– Très bien. Suivez-moi! »

_______________


Notre sauveur s'appelait Greiz. Il était le capitaine d'une troupe de mercenaires qui, ayant eut vent de l'avancée des démons dans le Khanduras et dans l'orient, était parti offrir ses services à Jerhyn, le régent de Luth-Golein. Pour eux, toutes cette histoire étaient synonymes de bonnes affaires et ils ne semblaient pas se rendre compte du danger qui les guettait. Pourtant, lorsque Greiz était arrivé, Jerhyn avait refusé leur aide, sous prétexte que les démons ne s'étaient pas encore manifestés et qu'il n'était pas dit que les malheurs de l'occident toucheraient inéluctablement sa cité. Déçu, mais digne, Greiz s'était retiré, sans abandonner la région, en attendant le déroulement des évènements, dans l'espoir que le prince de Luth-Golein revienne sur sa décision.

Le camp des mercenaires se trouvait proche de la ville, ils venaient de le monter. La troupe de Greiz étaient très bien organisés, les tentes impeccablement montées, on s'occupait bien des chevaux, ça et là, des hommes s'entraînaient au combat, les jeunes apprenant des plus âgés et dans une tente, on laissait les blessés au soin d'un sorcier. Dès que nous fûmes arrivés, j'aperçus au milieu du camp, Sylvain, enseignant à un groupe d'intéressés quelques techniques de combat propres aux paladins. D'un coin de l'œil, il me vit et arrêta sa leçon:

« Bertogale ! Jobin ! »

Devant son expression de surprise, je ne pouvais m'empêcher de sourire et je marchai vers lui à bras ouvert. Il vint à ma rencontre et me serra, avant de me tenir par les bras pour me regarder. Il parut inquiet, je devais être assez sale, couvert de sable et d'égratignures, sans parler des cernes qui ornaient mes yeux: la nuit avait était longue. Puis il vit que Jobin avait perdu une oreille, c'était une vilaine plaie...

« Selrak est-il aussi ici ?
– Oui, bien entendu... Je pense qu'il se repose dans sa tente.
– Bon, repris-je, nous n'avons pas de temps à perdre. Les démons ont l'intention d'attaquer Luth-Golein très prochainement. Il faut organiser la défense de la cité.
– Vous oubliez un détail, intervint Greiz. Avant quoi que ce soit, il faut convaincre Jerhyn de l'imminence du danger qui guette sa cité. »

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